PRÉSENTATION DES FICHES

Nous mettons entre vos mains un outil collectif : plus de 450 pages construites pour accompagner, renforcer et outiller celles et ceux qui agissent. Résister aux blocages, affirmer vos droits, construire des démarches solides : vous trouverez ici des exemples de courriers, de délibérations, des stratégies pensées pour soutenir vos actions.

Ce manuel – le nôtre, le vôtre – est découpé en fiches-outils thématiques. Vous pouvez choisir librement celles qui vous seront les plus précieuses, selon vos besoins et vos réalités de terrain.

Ce manuel est vivant : de nouvelles fiches viendront peu à peu l’enrichir.
Des versions spécifiques aux trois fonctions publiques seront également créées, pour mieux épouser chaque contexte de lutte.

Ces ressources, mises à disposition gratuitement par la CGT, ont bénéficié d’un financement du service droits des femmes du Ministère chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes.. Parce que le savoir se partage, parce que la force est collective.

Bonne lecture! Et surtout : vos retours, critiques, expériences nous intéressent vivement.
Écrivez-nous à : vos mots nourriront les prochaines avancées.

L’utilisation de tout ou partie de ce manuel à des fins lucratives est interdite.

Toute utilisation militante doit mentionner la source : «Manuel méthodologique CGT d’enquête en matière de VSST», Comité Régional CGT de Normandie, et renvoyer vers ce site.

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ÉDITO

L’édito présente l’origine du projet en posant la question centrale : peut-on laisser l’employeur gérer seul les questions de violences sexistes et sexuelles au travail à travers le prisme des enquêtes internes à visée disciplinaire ? Page Édito

L’ENQUÊTE DU CSE ET LA DÉMARCHE REVENDICATIVE DE LA CGT : ENQUÊTER, AGIR, REVENDIQUER

L’enquête n’est pas qu’un outil technique : c’est aussi une arme syndicale. Ce chapitre montre comment l’action d’enquête du CSE s’articule avec la démarche revendicative plus large de la CGT.

Vous y trouverez :

  • Comment mettre en place des enquêtes syndicales ou ouvrières, sans représentant·es de l’employeur, lorsque le CSE est absent ou que la collaboration est impossible,

  • En quoi ces enquêtes, au-delà du soutien aux victimes et de la prévention immédiate, nourrissent une stratégie collective de transformation du travail,

  • Le rôle des unions locales, départementales et fédérations – et notamment des collectifs santé et travail – pour donner de la force et du relais aux enquêtes,

  • Les principales revendications portées par la CGT en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

INTRO JURIDIQUE : DROIT PÉNAL ET DROIT DU TRAVAIL

Ça commence à se savoir, mais il n’est pas inutile d’y revenir : une procédure pénale ne paralyse pas l’action de l’employeur. Il n’y a pas de “présomption d’innocence” qui tienne.

Indépendamment de toute plainte pénale, l’employeur reste responsable. La loi lui impose une obligation de prévention et de protection de la santé et de la sécurité des travailleur·euses. En matière de VSST, cette obligation est lourde : il doit prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir, faire cesser, et sanctionner les faits.

Le CSE et ses représentant·es peuvent avoir un rôle déterminant pour rappeler à l’employeur ses responsabilités et exiger des actions immédiates, sans se laisser piéger par l’argument classique : « Attendons la justice ». L’action du CSE est donc indispensable même en cas de plainte déposée.

DÉFINIR LES VIOLENCES SEXISTES ET SEXUELLES AU TRAVAIL : NOMMER POUR AGIR

Avant d’enquêter, il faut savoir de quoi l’on parle. Nous abordons ici les différentes formes de violences sexistes et sexuelles au travail, qu’il est important d’identifier clairement pour mieux les combattre.

Vous y découvrirez :

  • Les définitions du Code du travail et du Code pénal : agissements sexistes, outrage sexiste et sexuel, exhibitionnisme sexuel, harcèlement sexuel, agression sexuelle, viol

  • La jurisprudence qui en découle

  • Des exemples

  • Pourquoi ces faits ne relèvent jamais de la vie privée mais bien du champ de la prévention des risques professionnels

POUR TOUT SAVOIR SUR LES OBLIGATIONS DE L’EMPLOYEUR, C’EST PAR ICI !

Dans cette partie, nous faisons le tour complet des obligations légales et réglementaires de l’employeur en matière de violences sexistes et sexuelles au travail.

Nous abordons d’abord les différentes sources du droit : conventions et recommandations de l’Organisation Internationale du Travail, directives européennes, Code du travail, Code de la sécurité sociale, accords collectifs et règlement intérieur de l’entreprise.

Puis, nous abordons sur les obligations générales de l’employeur en matière de santé et sécurité :

  • Les principes généraux de prévention,

  • L’obligation d’évaluer tous les risques – y compris les VSST,

  • La retranscription obligatoire de cette évaluation dans le Document Unique d’Évaluation des Risques (DUER), avec des conseils méthodologiques concrets pour ne rien laisser au hasard.

  • La définition des mesures de prévention, via le Programme Annuel de Prévention des Risques Professionnels et d’Amélioration des Conditions de Travail (PAPRIPACT), s’appuyant sur le bilan annuel.

Là encore, nous vous livrons des conseils stratégiques sur la posture à adopter au sein du CSE pour peser sur ces documents.

Enfin, nous analyserons la portée de l’obligation de sécurité de l’employeur, à la lumière des évolutions récentes de la jurisprudence, et nous détaillerons son obligation de former l’ensemble des salarié·es à la prévention des violences sexistes et sexuelles.

RECONNAÎTRE LES VIOLENCES SEXISTES ET SEXUELLES COMME ACCIDENTS DU TRAVAIL OU MALADIES PROFESSIONNELLES

Les violences sexistes et sexuelles au travail (VSST) ne sont pas seulement des atteintes à la dignité : elles peuvent constituer des accidents du travail ou générer des maladies professionnelles.

Ce chapitre du manuel donne aux représentant·es du personnel les clés pour comprendre :

  • la différence entre un accident du travail (événement soudain) et une maladie professionnelle (atteinte progressive liée aux conditions de travail),

  • les enjeux de la reconnaissance pour les victimes : prise en charge renforcée, meilleure protection contre le licenciement, levier de reconnaissance et de réparation,

  • les formalités concrètes de déclaration pour accompagner efficacement les victimes, face aux freins administratifs ou patronaux.

LE TRAITEMENT DES SIGNALEMENTS PAR L’EMPLOYEUR : NOS DROITS, LEURS OBLIGATIONS

Quand un signalement de violences sexistes ou sexuelles surgit, l’employeur n’a pas le choix : il doit agir. Ce chapitre explique ses responsabilités légales et la manière dont nous pouvons – et devons – nous en saisir.

Vous y découvrirez :

  • Pourquoi l’employeur doit obligatoirement mettre en place une procédure interne de traitement des signalements,

  • Comment il peut (parfois) externaliser l’enquête, et ce que cela change (ou pas),

  • Le rôle déterminant des représentant·es du personnel pour exiger des enquêtes sérieuses

  • Pourquoi une plainte pénale, un classement sans suite ou même une relaxe ne déchargent jamais l’employeur de ses responsabilités.

  • Les obligations de protection des victimes et des témoins

FICHE BIENTÔT DISPONIBLE

DANGER GRAVE ET IMMINENT : ALERTER, SE RETIRER, PROTÉGER

Quand un·e salarié·e est confronté·e à une situation de violences sexistes ou sexuelles, il ou elle n’est pas sans recours : alerter, se retirer, agir.

Dans ce chapitre, nous vous donnons toutes les clés pour mobiliser ces droits :

  • Le cadre légal de l’obligation d’alerte et du droit de retrait,

  • Comment reconnaître un danger grave et imminent, y compris face à des faits de VSST,

  • La nécessité de documenter l’exercice du droit de retrait

  • Ce qu’entraîne l’exercice du droit de retrait pour le ou la salarié·e, et ses limites éventuelles.

ENQUÊTER MALGRÉ TOUT : NOS RESPONSABILITÉS SYNDICALES FACE AUX VSST

Quand une situation de violences sexistes ou sexuelles surgit, l’inaction n’est pas une option. Ce chapitre explique pourquoi et comment le CSE doit enquêter, même sans l’accord explicite de la victime, et quels outils utiliser pour agir avec rigueur et solidarité.

Vous y trouverez :

  • Pourquoi l’obligation de protéger la santé et la sécurité des salarié·es s’impose au CSE, indépendamment du consentement individuel,

  • Comment déclencher un droit d’alerte ou une enquête CSE sur la base d’éléments objectifs et inquiétants,

  • Les manières d’enquêter en respectant la victime : information, accompagnement, confidentialité, sans jamais la contraindre,

  • Le rôle du critère de gravité : face à des faits de harcèlement sexuel, d’agression ou de viol, l’action immédiate est un devoir,

  • Les garde-fous essentiels : confidentialité, proportionnalité, et recours judiciaire si l’employeur reste inactif.

Enquêter, c’est prévenir d’autres violences, protéger le collectif et affirmer que le silence ne profite qu’aux agresseurs.

DISTINGUER MESURES CONSERVATOIRES, MESURES DE PRÉVENTIONS ET SANCTIONS DISCIPLINAIRES

Face à un signalement de violences sexistes ou sexuelles, protéger la santé et la sécurité des salarié·es est une obligation immédiate. Des “mesures conservatoires” peuvent être prises, avant toute sanction, et même sans qu’aucune sanction intervienne finalement.
Mais attention : toutes les mesures prises ne sont pas des sanctions disciplinaires !

Cette fiche-outil du manuel éclaire :

  • la différence entre mesures conservatoires (temporairement écarter un mis en cause, protéger une victime), mesures de protection / prévention pérennes et mesures disciplinaires (sanctionner une faute établie),

  • les modalités de mise en oeuvre des mesures conservatoires

  • Les outils dont disposent les représentant·es du personnel pour exiger des mesures rapides, sans pour autant se substituer au pouvoir disciplinaire de l’employeur.

LE CSE EST L’ACTEUR PRINCIPAL DE LA DÉFENSE DE LA SANTÉ ET DE LA SÉCURITÉ DES SALARIÉ·ES

Ce chapitre vous guide à travers les missions essentielles que le CSE doit mener pour protéger les travailleurs et travailleuses, et comment utiliser tous les outils à sa disposition pour être efficace et exigeant.

Vous y trouverez :

  • L’obligation légale d’analyser les risques professionnels

  • Les moyens mis à la disposition des représentants du personnel, y compris les crédits d’heures de délégation, pour mener ces missions

  • La répartition des compétences entre le CSE et la CSSCT (commission santé, sécurité et conditions de travail du CSE), pour comprendre où commence et où finit chaque responsabilité.

  • Des conseils pratiques pour organiser l’action collective

Cette fiche est la clef d’entrée permettant de bien appréhender les différents outils d’enquête mobilisables.

L’ENQUÊTE DU CSE EN MATIÈRE D’ACCIDENT DU TRAVAIL OU DE MALADIE PROFESSIONNELLE

Tout ce que vous avez besoin de savoir sur le rôle du CSE en matière d’accident du travail ou maladie professionnelle !

  • Quand l’enquête du CSE est-elle obligatoire ?

  • Que faire face à des accidents non déclarés ou dits bénins ? Comment le CSE peut intervenir même lorsque la situation semble moins grave, pour éviter qu’elle devienne plus grave ?

  • La composition de la délégation d’enquête : Qui en fait partie ?

  • Les moyens à disposition du CSE pour mener l’enquête

  • Le rapport d’enquête, son importance et ses suites : Comment le CSE doit restituer ses conclusions et quelles actions doivent en découler pour obtenir des mesures concrètes.

ALERTER POUR PROTÉGER : LE CSE FACE AUX DANGERS GRAVES ET IMMINENTS

Lorsqu’une situation de violences sexistes ou sexuelles fait peser un danger grave et imminent (DGI) sur la santé physique ou mentale d’un·e salarié·e, le CSE a un rôle déterminant à jouer.

Cette fiche-outil vous apporte :

  • les repères pour identifier un danger grave et imminent (critères, exemples liés aux VSST),

  • l’intérêt stratégique de l’alerte DGI : déclencher immédiatement une enquête et obliger l’employeur à agir,

  • les droits de chaque élu·e : alerter individuellement, utiliser le registre DGI, imposer la transparence,

  • le contenu concret d’une alerte et des modèles pour formuler les signalements,

  • la procédure étape par étape, depuis l’alerte jusqu’aux suites de l’enquête,

  • comment gérer les désaccords avec l’employeur sur l’existence du danger ou les mesures proposées,

  • et comment utiliser cette démarche pour faire avancer la prévention des violences au travail.

L’ALERTE « DROITS DES PERSONNES » : UN FAUX AMI FACE AUX VIOLENCES SEXISTES ET SEXUELLES (ET RPS) ?

L’alerte pour “atteinte aux droits des personnes” du CSE est souvent présentée comme l’outil tout trouvé en cas de violences sexistes et sexuelles.
En réalité, ce n’est pas l’arme la plus efficace.

Dans cette fiche-outil, nous analysons :

  • les limites pratiques de cette alerte : enquête sur heures de délégation, enquête non obligatoire, périmètre réduit,

  • le véritable champ d’action de cette procédure : quand et pourquoi elle peut s’avérer utile malgré tout,

  • l’intérêt mais aussi les limites de la saisine du conseil de prud’hommes par le CSE en cas de désaccord,

  • et surtout, quelles stratégies privilégier pour déclencher des enquêtes rapides, contraindre l’employeur et protéger les victimes.

INSPECTIONS DU CSE : UN POUVOIR SYNDICAL POUR PRÉVENIR DES VIOLENCES

Trop souvent sous-utilisées, les inspections périodiques du CSE sont pourtant un levier puissant pour agir face aux violences sexistes et sexuelles au travail.

Cette fiche-outil vous montre comment :

  • réinvestir cette obligation légale pour que le CSE reprenne la main sur la prévention,

  • organiser des inspections thématiques spécifiquement dédiées aux risques de VSST,

  • conduire l’inspection efficacement, en lien avec la mission d’analyse des risques et des conditions de travail,

  • rédiger un rapport de visite qui formule des préconisations précises et opposables à l’employeur,

  • imposer la prévention comme priorité collective, au lieu de subir les enquêtes patronales à huis clos.

ENTREPRISES EXTÉRIEURS : PAS DE ZONE DE NON-DROIT POUR LA PRÉVENTION DES VIOLENCES

Quand plusieurs entreprises interviennent sur un même site, les risques professionnels se multiplient – et les violences sexistes et sexuelles ne font pas exception.
L’intervention d’entreprises extérieures impose des règles particulières que les CSE doivent connaître et utiliser.

Dans cette fiche-outil, vous découvrirez :

  • l’obligation d’inspection préalable commune : analyser ensemble tous les risques, y compris ceux liés aux VSST,

  • le droit pour les membres du CSE d’assister à ces inspections et de peser sur l’évaluation des risques,

  • l’obligation pour l’employeur d’établir un plan de prévention, document fondamental pour exiger des mesures concrètes,

  • la responsabilité accrue de l’entreprise utilisatrice (donneuse d’ordre), qui ne peut se défausser,

  • et comment faire des inspections préalables un outil d’action syndicale pour protéger réellement les salarié·es.

RÉFÉRENT·E HARCÈLEMENT SEXUEL DU CSE : OUI MAIS…

La création du poste de référent·e “harcèlement sexuel et agissements sexistes” dans les CSE est perçue comme une avancée… mais elle reste largement insuffisante face aux enjeux réels.

Dans ce chapitre, nous analysons :

  • l’intérêt du rôle : un point d’appui pour visibiliser les VSST,

  • ses limites structurelles : aucun droit particulier prévu par le Code du travail, pas de moyens renforcés,

  • les risques d’isolement du ou de la référent·e, souvent seule face à la direction,

  • la dérive vers une déresponsabilisation collective du CSE : laisser croire qu’une personne suffit pour traiter une problématique systémique,

  • la nécessité d’une action collective du CSE tout entier pour faire des VSST une priorité transversale.

MENER UNE ENQUÊTE CSE DE QUALITÉ EN MATIÈRE DE VSST ET DE RPS : MÉTHODE ET RIGUEUR

Les violences sexistes et sexuelles sont des produits de la violence masculine, mais sont favorisées par l’organisation du travail. Cette fiche-outil chapitre propose un guide opérationnel, pas-à-pas, pour garantir des enquêtes CSE solides, indépendantes, et tournées vers la prévention.

Nous y détaillons :

  • Le déclenchement de l’enquête : sur alerte, signalement ou constat direct,

  • La composition de la commission d’enquête,

  • Les principes fondamentaux : analyse des facteurs de risque, centrage sur le travail, mise en évidence des manquements dans les obligations de l’employeur, refus de psychologisation individuelle, respect de la vie privée,

  • Le recueil des informations : guide d’entretien construit avec soin, recueil volontaire des témoignages, présomption de sincérité des propos,

  • La conduite des entretiens : rigueur, respect et stratégie,

  • Le traitement des informations : classement, analyse des risques, priorisation des mesures de prévention, traitement des désaccords dans l’équipe d’enquête,

  • Le rapport : écriture, présentation au CSE, vote des préconisations et suivi,

  • Les suites à donner : mise à jour du DUER, communication aux collègues, transmission aux acteurs extérieurs si besoin (médecine du travail, inspection du travail…).

VIOLENCES SEXISTES ET SEXUELLES AU TRAVAIL : CE N’EST JAMAIS « PAROLE CONTRE PAROLE »

On l’entend trop souvent : « Il n’y a pas de preuve, c’est parole contre parole. » Faux. En matière de violences sexistes et sexuelles (VSST), la loi et la jurisprudence n’exigent pas de preuves “directes”, mais un faisceau d’indices concordants.

Cette fiche-outil démonte les idées reçues et arme le CSE pour mener des enquêtes solides et structurées. Vous y trouverez :

  • Ce qu’est un faisceau d’indices

  • Quels éléments concrets peuvent être recueillis dans une enquête interne menée par les représentant·es du personnel.

  • Des exemples d’éléments probants : témoignages, mails, horaires, changements de comportement, etc.

EXPERTISE POUR RISQUE GRAVE : UN OUTIL PUISSANT TROP SOUVENT SOUS-UTILISÉ

Face aux violences sexistes et sexuelles ou aux risques psychosociaux, le CSE peut imposer une expertise indépendante. Ce droit est un levier stratégique majeur pour faire analyser les causes organisationnelles d’une situation de danger et contraindre l’employeur à agir.

Ce chapitre vous explique comment transformer ce droit en arme collective :

  • Quand et comment recourir à une expertise pour risque grave, notamment en cas de VSST ou de souffrance au travail.

  • Sur quoi s’appuyer pour constater une situation de risque grave.

  • Comment choisir un cabinet d’expertise indépendant, et que faire si l’employeur conteste ?

  • Quelles sont les étapes de la mission de l’expert·e, du recueil des éléments jusqu’à la restitution du rapport.

  • Et surtout, comment s’appuyer sur ce rapport pour obtenir des mesures de prévention concrètes et durables.

QUAND L’EMPLOYEUR S’ENTÊTE, ON JUDICIARISE. L’ACTION EN JUSTICE, UN OUTIL SYNDICAL À NE PAS NÉGLIGER

Il ne suffit pas de rappeler la loi, encore faut-il contraindre l’employeur à l’appliquer. Quand les alertes du CSE, les courriers syndicaux, les interventions de l’inspection du travail restent sans effet, l’action judiciaire devient inéluctable.

Ce chapitre vous montre comment utiliser le levier judiciaire comme outil syndical :

  • Que faire quand l’employeur ignore son obligation de sécurité, refuse d’évaluer les risques, de former les équipes ou de construire un PAPRIPACT digne de ce nom ?

  • Comment saisir la justice en urgence, obtenir une décision rapide, souvent sous astreinte financière, pour forcer la mise en conformité.

  • Pourquoi le droit est un levier d’action collective, complémentaire des rapports de force sur le terrain — grève, pression, médiatisation.

  • Trois exemples concrets d’actions judiciaires réussies, directement transposables dans vos lieux de travail, notamment en matière de violences sexistes et sexuelles.

ENTRAVES AUX DROITS DU CSE : L’EMPLOYEUR BLOQUE, NOUS ON DÉBLOQUE !

Refus de transmettre un signalement de VSST, blocage d’une enquête après signalement de danger grave et imminent, rétention de documents… Ces pratiques sont illégales. Et pourtant, elles sont fréquentes.

Dans cette fiche-outil, vous y trouverez :

  • Une présentation claire du délit d’entrave, de sa définition à la procédure pénale qui permet de le faire reconnaître.

  • Mais surtout, comment agir vite et efficacement : le référé judiciaire, procédure d’urgence redoutable, qui peut forcer l’employeur à respecter la loi.

  • Des stratégies syndicales concrètes, des modèles d’argumentaire, et un rappel de vos droits inaliénables en tant que membres du CSE.

  • De quoi vous donner l’envie – et les moyens – de passer à l’offensive.

INSPECTION DU TRAVAIL : EN FAIRE UNE ALLIÉE STRATÉGIQUE

L’inspection du travail est débordée, sous-dimensionnée, on le sait (et on le dénonce).

Ce n’est pas une raison pour la laisser de côté (c’est ce dont rêve le patronat), mais encore faut-il savoir comment, quand et pourquoi la solliciter.

Nous partageons les clés d’une collaboration la plus efficace possible :

  • Comparatif clair des moyens d’action du CSE et de ceux de l’inspection : qui peut quoi, et surtout, comment se renforcer mutuellement.

  • Focus sur le rôle des inspecteur·ices : indépendance, pouvoir de contrôle, devoir de rendre compte, marge de manœuvre réelle.

  • Zoom sur les outils juridiques à leur disposition en lien avec les VSST : mises en demeure, procès-verbaux, signalements au parquet…

  • Et des conseils très concrets pour rédiger des saisines utiles et stratégiques

CARSAT : UN LEVIER MÉCONNU DONT IL FAUT SE SAISIR

Trop souvent oublié·es dans les stratégies syndicales, les préventeur·ices de la CARSAT (ingénieur·es de prévention, contrôleur·euses de sécurité) disposent pourtant de moyens d’action intéressants en matière de risques professionnels, d’enquête et de prévention.

Cette fiche-outil vous montre comment vous appuyer sur cet acteur:

  • Qui sont les préventeur·ices de la CARSAT et quels sont leurs pouvoirs concrets ?

  • Comment les solliciter pour appuyer une démarche d’enquête ou d’évaluation des risques, notamment en cas de violences sexistes et sexuelles ?

  • Focus sur un levier trop peu utilisé : l’injonction CARSAT, qui peut faire exploser les cotisations accidents du travail des entreprises défaillantes en prévention. Une pression financière efficace.

  • Des conseils pour travailler avec ces services en complément de l’inspection du travail, et multiplier les appuis externes pour renforcer l’action du CSE.

MÉDECIN DU TRAVAIL : ALLIÉ POTENTIEL… SI ON LUI FAIT JOUER SON RÔLE

Médecin du travail ou médecin du patron ? La question revient souvent. Une certitude : s’il n’est jamais saisi, il ne bougera pas. Les représentant·es du personnel ont tout à gagner à mobiliser ce maillon clé de la prévention.

Dans cette fiche-outil, on vous embarque dans le cabinet du médecin du travail :

  • Comment fonctionne le service de santé au travail, quels sont ses acteurs (médecins, infirmier·es, intervenant·es en prévention…), et qui siège dans ses instances ? (Spoiler : il y a des camarades CGT.)

  • Quelles sont les missions précises du médecin du travail, y compris en matière de souffrance liée aux VSST ?

  • Comment le/la saisir efficacement : à la demande du/de la salarié·e, après un arrêt, en anticipation d’une reprise, en cas de risque identifié.

  • Zoom sur les outils peu connus : fiche d’entreprise, rapport annuel, alertes, demandes d’aménagement ou de restrictions, contestation des avis d’inaptitude…

PLAINTE VSST : QUE FAIT LA POLICE ?

Dans cette fiche-outil, on vous explique ce que devient un signalement ou une plainte, une fois confié·e aux forces de l’ordre :

  • Qui enquête ? Police ou gendarmerie ? Sur quelle base ?

  • Quelle différence entre une plainte directe et un procès-verbal transmis par l’inspection du travail ?

  • Que peut-on attendre – ou pas – d’une enquête pénale ? Quels sont les temps morts, les obstacles classiques, les raisons fréquentes de classement sans suite ?

  • Quelles informations l’employeur reçoit-il, et que peuvent faire le CSE et les syndicats en parallèle de la procédure judiciaire ?

FICHE BIENTÔT DISPONIBLE

DÉFENSEURE DES DROITS : UNE ACTRICE À MOBILISER

Le Défenseur des droits, ça vous dit quelque chose ? Beaucoup en ont entendu parler, peu l’ont saisi. Pourtant, en matière de violences sexistes et sexuelles au travail, c’est un outil à ne pas négliger.

Dans cette fiche-outil, on fait le point :

  • À quoi sert cette autorité indépendante ? Quels sont ses pouvoirs d’enquête, d’interpellation, de recommandation ?

  • Dans quels cas la saisir ? Et comment appuyer une saisine en tant que CSE ou syndicat ?

  • Quels sont les avantages concrets pour les victimes : appui dans le procès, intervention auprès de l’employeur, reconnaissance de discrimination…

  • Et aussi : ses limites !

FICHE BIENTÔT DISPONIBLE

QUAND C’EST UN·E REPRÉSENTANT·E DU PERSONNEL QUI EST MISE·E EN CAUSE POUR DES FAITS DE VSST : ON FAIT QUOI ?

Parce qu’on ne peut pas combattre les violences sexistes et sexuelles sans balayer devant sa propre porte, on ne peut éviter cette question :
Que faire lorsqu’un·e élu·e, mandaté·e, militant·e syndical·e est mis·e en cause dans une affaire de VSST ?

On y traite :

  • Des réflexes à adopter en tant qu’organisation syndicale ou CSE ;

  • De la nécessité de distinguer les postures de défense individuelle et les responsabilités collectives ;

  • Des risques d’un “double standard” pour notre crédibilité : dissimuler chez nous ce qu’on dénonce chez l’employeur

FICHE BIENTÔT DISPONIBLE

ACRONYME SANTÉ AU TRAVAIL : UN GLOSSAIRE POUR NE PLUS SE PERDRE DANS LE JARGON

Si vous vous sentez perdu·e face à des phrases truffées d’acronymes comme :

« D’après l’IT, le PV CSE concernant le REX DGI sur AT VSST, couplé aux obs de l’IPRP sur RPS HM HS et l’avis du CRPPE, permet aux OS de saisir le TJ sur l’insuffisance du DUERP PAPRIPACT, comme pour le PDP EE/EU. »

… il est temps de consulter notre glossaire des principaux acronymes en matière de santé au travail.