PRÉSENTATION DES FICHES
Nous mettons entre vos mains un outil collectif : plus de 450 pages construites pour accompagner, renforcer et outiller celles et ceux qui agissent. Résister aux blocages, affirmer vos droits, construire des démarches solides : vous trouverez ici des exemples de courriers, de délibérations, des stratégies pensées pour soutenir vos actions.
Ce manuel – le nôtre, le vôtre – est découpé en fiches-outils thématiques. Vous pouvez choisir librement celles qui vous seront les plus précieuses, selon vos besoins et vos réalités de terrain.
Ce manuel est vivant : de nouvelles fiches viendront peu à peu l’enrichir.
Des versions spécifiques aux trois fonctions publiques seront également créées, pour mieux épouser chaque contexte de lutte.
Ces ressources, mises à disposition gratuitement par la CGT, ont bénéficié d’un financement du service droits des femmes du Ministère chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes.. Parce que le savoir se partage, parce que la force est collective.
Bonne lecture! Et surtout : vos retours, critiques, expériences nous intéressent vivement.
Écrivez-nous à : vos mots nourriront les prochaines avancées.
L’utilisation de tout ou partie de ce manuel à des fins lucratives est interdite.
Toute utilisation militante doit mentionner la source : «Manuel méthodologique CGT d’enquête en matière de VSST», Comité Régional CGT de Normandie, et renvoyer vers ce site.
POUR ACCÉDER AU TÉLÉCHARGEMENT DES FICHES. VEUILLEZ REMPLIR LE FORMULAIRE
Les fiches téléchargeables s’afficheront sous chaque encart thématique correspondant, au moment de la validation du formulaire.
Important : l’accés au téléchargement se désactive automatiquement en cas de fermeture ou de rafraichissement de la page
ÉDITO
L’édito présente l’origine du projet en posant la question centrale : peut-on laisser l’employeur gérer seul les questions de violences sexistes et sexuelles au travail à travers le prisme des enquêtes internes à visée disciplinaire ? Page Édito

L’ENQUÊTE DU CSE ET LA DÉMARCHE REVENDICATIVE DE LA CGT : ENQUÊTER, AGIR, REVENDIQUER
L’enquête n’est pas qu’un outil technique : c’est aussi une arme syndicale. Ce chapitre montre comment l’action d’enquête du CSE s’articule avec la démarche revendicative plus large de la CGT.
Vous y trouverez :
INTRO JURIDIQUE : DROIT PÉNAL ET DROIT DU TRAVAIL
Ça commence à se savoir, mais il n’est pas inutile d’y revenir : une procédure pénale ne paralyse pas l’action de l’employeur. Il n’y a pas de “présomption d’innocence” qui tienne.
Indépendamment de toute plainte pénale, l’employeur reste responsable. La loi lui impose une obligation de prévention et de protection de la santé et de la sécurité des travailleur·euses. En matière de VSST, cette obligation est lourde : il doit prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir, faire cesser, et sanctionner les faits.
Le CSE et ses représentant·es peuvent avoir un rôle déterminant pour rappeler à l’employeur ses responsabilités et exiger des actions immédiates, sans se laisser piéger par l’argument classique : « Attendons la justice ». L’action du CSE est donc indispensable même en cas de plainte déposée.
DÉFINIR LES VIOLENCES SEXISTES ET SEXUELLES AU TRAVAIL : NOMMER POUR AGIR
Avant d’enquêter, il faut savoir de quoi l’on parle. Nous abordons ici les différentes formes de violences sexistes et sexuelles au travail, qu’il est important d’identifier clairement pour mieux les combattre.
Vous y découvrirez :
POUR TOUT SAVOIR SUR LES OBLIGATIONS DE L’EMPLOYEUR, C’EST PAR ICI !
Dans cette partie, nous faisons le tour complet des obligations légales et réglementaires de l’employeur en matière de violences sexistes et sexuelles au travail.
Nous abordons d’abord les différentes sources du droit : conventions et recommandations de l’Organisation Internationale du Travail, directives européennes, Code du travail, Code de la sécurité sociale, accords collectifs et règlement intérieur de l’entreprise.
Puis, nous abordons sur les obligations générales de l’employeur en matière de santé et sécurité :
Là encore, nous vous livrons des conseils stratégiques sur la posture à adopter au sein du CSE pour peser sur ces documents.
Enfin, nous analyserons la portée de l’obligation de sécurité de l’employeur, à la lumière des évolutions récentes de la jurisprudence, et nous détaillerons son obligation de former l’ensemble des salarié·es à la prévention des violences sexistes et sexuelles.
RECONNAÎTRE LES VIOLENCES SEXISTES ET SEXUELLES COMME ACCIDENTS DU TRAVAIL OU MALADIES PROFESSIONNELLES
Les violences sexistes et sexuelles au travail (VSST) ne sont pas seulement des atteintes à la dignité : elles peuvent constituer des accidents du travail ou générer des maladies professionnelles.
Ce chapitre du manuel donne aux représentant·es du personnel les clés pour comprendre :
LE TRAITEMENT DES SIGNALEMENTS PAR L’EMPLOYEUR : NOS DROITS, LEURS OBLIGATIONS
Quand un signalement de violences sexistes ou sexuelles surgit, l’employeur n’a pas le choix : il doit agir. Ce chapitre explique ses responsabilités légales et la manière dont nous pouvons – et devons – nous en saisir.
Vous y découvrirez :
DANGER GRAVE ET IMMINENT : ALERTER, SE RETIRER, PROTÉGER
Quand un·e salarié·e est confronté·e à une situation de violences sexistes ou sexuelles, il ou elle n’est pas sans recours : alerter, se retirer, agir.
Dans ce chapitre, nous vous donnons toutes les clés pour mobiliser ces droits :
ENQUÊTER MALGRÉ TOUT : NOS RESPONSABILITÉS SYNDICALES FACE AUX VSST
Quand une situation de violences sexistes ou sexuelles surgit, l’inaction n’est pas une option. Ce chapitre explique pourquoi et comment le CSE doit enquêter, même sans l’accord explicite de la victime, et quels outils utiliser pour agir avec rigueur et solidarité.
Vous y trouverez :
Enquêter, c’est prévenir d’autres violences, protéger le collectif et affirmer que le silence ne profite qu’aux agresseurs.
DISTINGUER MESURES CONSERVATOIRES, MESURES DE PRÉVENTIONS ET SANCTIONS DISCIPLINAIRES
Face à un signalement de violences sexistes ou sexuelles, protéger la santé et la sécurité des salarié·es est une obligation immédiate. Des “mesures conservatoires” peuvent être prises, avant toute sanction, et même sans qu’aucune sanction intervienne finalement.
Mais attention : toutes les mesures prises ne sont pas des sanctions disciplinaires !
Cette fiche-outil du manuel éclaire :
LE CSE EST L’ACTEUR PRINCIPAL DE LA DÉFENSE DE LA SANTÉ ET DE LA SÉCURITÉ DES SALARIÉ·ES
Ce chapitre vous guide à travers les missions essentielles que le CSE doit mener pour protéger les travailleurs et travailleuses, et comment utiliser tous les outils à sa disposition pour être efficace et exigeant.
Vous y trouverez :
Cette fiche est la clef d’entrée permettant de bien appréhender les différents outils d’enquête mobilisables.
L’ENQUÊTE DU CSE EN MATIÈRE D’ACCIDENT DU TRAVAIL OU DE MALADIE PROFESSIONNELLE
Tout ce que vous avez besoin de savoir sur le rôle du CSE en matière d’accident du travail ou maladie professionnelle !

ALERTER POUR PROTÉGER : LE CSE FACE AUX DANGERS GRAVES ET IMMINENTS
Lorsqu’une situation de violences sexistes ou sexuelles fait peser un danger grave et imminent (DGI) sur la santé physique ou mentale d’un·e salarié·e, le CSE a un rôle déterminant à jouer.
Cette fiche-outil vous apporte :
L’ALERTE « DROITS DES PERSONNES » : UN FAUX AMI FACE AUX VIOLENCES SEXISTES ET SEXUELLES (ET RPS) ?
L’alerte pour “atteinte aux droits des personnes” du CSE est souvent présentée comme l’outil tout trouvé en cas de violences sexistes et sexuelles.
En réalité, ce n’est pas l’arme la plus efficace.
Dans cette fiche-outil, nous analysons :
INSPECTIONS DU CSE : UN POUVOIR SYNDICAL POUR PRÉVENIR DES VIOLENCES
Trop souvent sous-utilisées, les inspections périodiques du CSE sont pourtant un levier puissant pour agir face aux violences sexistes et sexuelles au travail.
Cette fiche-outil vous montre comment :
ENTREPRISES EXTÉRIEURS : PAS DE ZONE DE NON-DROIT POUR LA PRÉVENTION DES VIOLENCES
Quand plusieurs entreprises interviennent sur un même site, les risques professionnels se multiplient – et les violences sexistes et sexuelles ne font pas exception.
L’intervention d’entreprises extérieures impose des règles particulières que les CSE doivent connaître et utiliser.
Dans cette fiche-outil, vous découvrirez :
RÉFÉRENT·E HARCÈLEMENT SEXUEL DU CSE : OUI MAIS…
La création du poste de référent·e “harcèlement sexuel et agissements sexistes” dans les CSE est perçue comme une avancée… mais elle reste largement insuffisante face aux enjeux réels.
Dans ce chapitre, nous analysons :

MENER UNE ENQUÊTE CSE DE QUALITÉ EN MATIÈRE DE VSST ET DE RPS : MÉTHODE ET RIGUEUR
Les violences sexistes et sexuelles sont des produits de la violence masculine, mais sont favorisées par l’organisation du travail. Cette fiche-outil chapitre propose un guide opérationnel, pas-à-pas, pour garantir des enquêtes CSE solides, indépendantes, et tournées vers la prévention.
Nous y détaillons :
VIOLENCES SEXISTES ET SEXUELLES AU TRAVAIL : CE N’EST JAMAIS « PAROLE CONTRE PAROLE »
On l’entend trop souvent : « Il n’y a pas de preuve, c’est parole contre parole. » Faux. En matière de violences sexistes et sexuelles (VSST), la loi et la jurisprudence n’exigent pas de preuves “directes”, mais un faisceau d’indices concordants.
Cette fiche-outil démonte les idées reçues et arme le CSE pour mener des enquêtes solides et structurées. Vous y trouverez :
EXPERTISE POUR RISQUE GRAVE : UN OUTIL PUISSANT TROP SOUVENT SOUS-UTILISÉ
Face aux violences sexistes et sexuelles ou aux risques psychosociaux, le CSE peut imposer une expertise indépendante. Ce droit est un levier stratégique majeur pour faire analyser les causes organisationnelles d’une situation de danger et contraindre l’employeur à agir.
Ce chapitre vous explique comment transformer ce droit en arme collective :
QUAND L’EMPLOYEUR S’ENTÊTE, ON JUDICIARISE. L’ACTION EN JUSTICE, UN OUTIL SYNDICAL À NE PAS NÉGLIGER
Il ne suffit pas de rappeler la loi, encore faut-il contraindre l’employeur à l’appliquer. Quand les alertes du CSE, les courriers syndicaux, les interventions de l’inspection du travail restent sans effet, l’action judiciaire devient inéluctable.
Ce chapitre vous montre comment utiliser le levier judiciaire comme outil syndical :
ENTRAVES AUX DROITS DU CSE : L’EMPLOYEUR BLOQUE, NOUS ON DÉBLOQUE !
Refus de transmettre un signalement de VSST, blocage d’une enquête après signalement de danger grave et imminent, rétention de documents… Ces pratiques sont illégales. Et pourtant, elles sont fréquentes.
Dans cette fiche-outil, vous y trouverez :
INSPECTION DU TRAVAIL : EN FAIRE UNE ALLIÉE STRATÉGIQUE
L’inspection du travail est débordée, sous-dimensionnée, on le sait (et on le dénonce).
Ce n’est pas une raison pour la laisser de côté (c’est ce dont rêve le patronat), mais encore faut-il savoir comment, quand et pourquoi la solliciter.
Nous partageons les clés d’une collaboration la plus efficace possible :

CARSAT : UN LEVIER MÉCONNU DONT IL FAUT SE SAISIR
Trop souvent oublié·es dans les stratégies syndicales, les préventeur·ices de la CARSAT (ingénieur·es de prévention, contrôleur·euses de sécurité) disposent pourtant de moyens d’action intéressants en matière de risques professionnels, d’enquête et de prévention.
Cette fiche-outil vous montre comment vous appuyer sur cet acteur:
MÉDECIN DU TRAVAIL : ALLIÉ POTENTIEL… SI ON LUI FAIT JOUER SON RÔLE
Médecin du travail ou médecin du patron ? La question revient souvent. Une certitude : s’il n’est jamais saisi, il ne bougera pas. Les représentant·es du personnel ont tout à gagner à mobiliser ce maillon clé de la prévention.
Dans cette fiche-outil, on vous embarque dans le cabinet du médecin du travail :

PLAINTE VSST : QUE FAIT LA POLICE ?
Dans cette fiche-outil, on vous explique ce que devient un signalement ou une plainte, une fois confié·e aux forces de l’ordre :
DÉFENSEURE DES DROITS : UNE ACTRICE À MOBILISER
Le Défenseur des droits, ça vous dit quelque chose ? Beaucoup en ont entendu parler, peu l’ont saisi. Pourtant, en matière de violences sexistes et sexuelles au travail, c’est un outil à ne pas négliger.
Dans cette fiche-outil, on fait le point :
QUAND C’EST UN·E REPRÉSENTANT·E DU PERSONNEL QUI EST MISE·E EN CAUSE POUR DES FAITS DE VSST : ON FAIT QUOI ?
Parce qu’on ne peut pas combattre les violences sexistes et sexuelles sans balayer devant sa propre porte, on ne peut éviter cette question :
Que faire lorsqu’un·e élu·e, mandaté·e, militant·e syndical·e est mis·e en cause dans une affaire de VSST ?
On y traite :
ACRONYME SANTÉ AU TRAVAIL : UN GLOSSAIRE POUR NE PLUS SE PERDRE DANS LE JARGON
Si vous vous sentez perdu·e face à des phrases truffées d’acronymes comme :
« D’après l’IT, le PV CSE concernant le REX DGI sur AT VSST, couplé aux obs de l’IPRP sur RPS HM HS et l’avis du CRPPE, permet aux OS de saisir le TJ sur l’insuffisance du DUERP PAPRIPACT, comme pour le PDP EE/EU. »
… il est temps de consulter notre glossaire des principaux acronymes en matière de santé au travail.

